L'ile d'Hokkaido, ou quelque part au milieu de nul part

Publié le par Florie

J'ai quitté la ville d'Asahikawa pour me rendre à Bifuka (je ne peux pas mettre de photos pour l'instant et publierai l'article sur Asahikawa plus tard)

Pour l'instant, je ne sais pas trop quoi penser de mon expérience ici. Je vais travailler dans une ferme pendant 2 semaines et les propriétaires ne parlent pas très bien anglais (ce qui est un plus). La campagne est très belle et profondément paumé au milieu de nul part.
Il fait très humide et au loin, les nuages lourds de pluie s'accrochent au montagnes. Lorsque le soleil se montre, il est brûlant et on met des chapeaux à fleurs qui couvrent même le cou.
Heureusement, il y a Yvette, une néozélandaise qui m'explique comment fonctionne la maison. Cela fait 3 semaines qu'elle travail ici et elle retourne à Osaka aujourd'hui. Avant de partir, elle m'a fait promettre de goûter de la carotte trempé dans du beurre de cacahuète en me jurant que c'était super bon (des amateurs?)

La maison est très bien organisée. Il y a まさこ(massako) qui gère l'intendance, ゆず (youzou) qui s'occupe des woofers (et qui rêve d'apprendre le français), あっこ qui fait un peu de tout ( ou alors je n'ai pas encore compris) et あきこ, qui traite toute la partie commerciale de la ferme. Il y a également 4 enfants qui vont aller en France fin octobre, alors tous les après-midi, cours de français!

Tout le monde est ultra gentil et je craignais de devoir travailler 8 heures par jour (certains ont une définition abusive du volontariat) mais ce n'est pas le cas. Certes, on se lève à 6 heures du mat avec les soleil, mais on a beaucoup de temps libre dans la journée.

Ce matin, on a planté des pieds de raisins et cueillis des えだまめ (edamame - fève de soja) pour le déjeuner. Lorsqu'ils sont murs, ils sont ぷりぷり(poulipouli)! Les enfants m'apprennent pleins d'onomatopées, comme ねばねば (à table, lorsqu'on se sert et qu'un peu de sauce coule de la cuillère, on dit nébanéba)
En dehors des cours de français, je leur apprend des mots super utiles comme: chocolat, corde à sauter ou Gulli.

La vie ici est bien tranquille, je conduis souvent le camion de la ferme, c'est une voiture manuelle et seul ゆず sait s'en servir. Comme en Angleterre, on conduit à gauche et parfois on se fait 2 ou 3 frayeurs! Même les vitesses sont à l'envers, la première vers le bas, la seconde vers le haut et ainsi de suite!

Dans la maison, tout tourne autour de la pièce principale! On y mange, on y dors, on y vis... on bouge les tables tout le temps en fonction de nos activités: cours de français, leçon de violon ou de piano pour les enfants, nettoyage et conservation de feuilles えごま ( égoma - très nutritives, nous les faisons sécher dans de l'ail et de la sauce soja pour garder toutes leurs vertus). Le soir, les tables disparaissent pour laisser place au ふとん (futon) et nous dormons tous dans la même pièce, à même le sol. Je ne vous cache pas que l'expérience est assez intense. Totale immersion dans la campagne japonaise traditionnelle! Mais quel calme, quel sérénité, la pluie elle même tombe en silence.

Nous mangeons les légumes du jardin, まさこ fait son propre みそ (miso - pâte de soja fermentée, dont la soupe est souvent servie dans les restaurants japonais en France), et des algues, beaucoup d'algues de couleur et de saveurs différentes (c'est très bon avec le riz).

Yvette m'a dit qu'aucune journée ne ressemblait à une autre et ce soir, une japonaise qui fait ses études à Paris vient d'arriver. Nous conversons en français (ça fait du bien) et elle fini par m'avoue que oui, notre baguette nationale lui manque un peu. Mais pas autant que le couscous de son voisin.

C'est merveilleux de voyager!

Publié dans Voyage au Japon

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